Un forfait sécurise vos revenus mais s'accompagne presque toujours d'une remise ; le paiement à l'unité conserve le plein tarif mais expose aux cours annulés qui ne sont jamais réglés. Lequel rapporte vraiment le plus ? Indiquez votre prix à l'unité, le nombre de cours d'une période, la remise que vous accordez au forfait, la part de cours perdus à l'unité et le nombre d'élèves concernés. Le comparateur affiche le revenu par élève dans chaque modèle, ce que la remise vous coûte sur l'année, ce que les absences vous coûtent, et l'écart qui en résulte.
Le comparateur raisonne sur une période de forfait, par exemple un trimestre, et sur un élève. Au forfait, le revenu est le prix du cours multiplié par le nombre de cours de la période, moins la remise que vous accordez : ce montant est acquis, puisqu'il est réglé d'avance, et un cours reporté est redonné plus tard sans changer la somme encaissée. À l'unité, chaque cours est payé au plein tarif, mais seulement s'il a lieu : le comparateur retire donc la part de cours annulés qui ne sont jamais facturés. La différence entre les deux revenus, multipliée par le nombre d'élèves et le nombre de périodes dans l'année, donne l'écart annuel entre les deux modèles. Pour rendre la décision lisible, l'outil affiche aussi les deux termes de cette différence : ce que la remise vous coûte sur l'année si tout le monde passe au forfait, et ce que les cours non facturés vous coûtent si tout le monde reste à l'unité.
Les deux modèles se rejoignent exactement quand la remise du forfait est égale à la part de cours que vous perdez à l'unité : dans les deux cas, c'est un pourcentage du même montant plein tarif qui disparaît. Tant que la remise reste inférieure à votre taux de cours non facturés, le forfait rapporte davantage ; au-delà, vous payez la sécurité plus cher que le risque qu'elle couvre. C'est pourquoi la part d'absences mérite d'être mesurée sur un trimestre réel plutôt qu'estimée à l'instinct : un point de plus ou de moins déplace le seuil d'autant.
Le forfait apporte deux avantages que le comparateur ne chiffre pas : la trésorerie, puisque la période est réglée d'avance au lieu d'être encaissée cours par cours, et l'engagement, qui réduit les abandons en cours de trimestre. En face, le paiement à l'unité rassure les familles qui hésitent et convient aux cours d'essai. Le forfait a aussi un coût en temps que l'outil ne mesure pas : les cours déjà réglés que vous reportez ne coûtent rien en revenu, mais ils consomment des créneaux que vous auriez pu vendre, d'où l'intérêt d'une règle de report écrite dès l'inscription. Les valeurs proposées par défaut sont des ordres de grandeur : la part d'absences dépend beaucoup de l'âge des élèves et de votre règle de prévenance.
Si le forfait rapporte davantage, la remise que vous accordez est inférieure aux pertes que vous subissez à l'unité : vous pouvez la maintenir sereinement, voire l'augmenter jusqu'au niveau de votre taux d'absences pour rendre le forfait plus attractif. Si l'unité rapporte davantage, deux leviers existent : réduire la remise du forfait, ou resserrer votre règle d'annulation à l'unité pour faire baisser la part de cours non facturés. Dans tous les cas, testez plusieurs valeurs de remise et d'absences pour voir à quel point la décision est sensible à vos chiffres réels.
Tant que la remise du forfait reste inférieure à la part de cours que vous perdez à l'unité, le forfait vous protège. Au-delà, vous payez la sécurité plus cher que le risque qu'elle couvre.
MusiqueEleve enregistre chaque forfait, chaque cours réalisé et chaque report, pour que la comparaison repose sur vos vrais chiffres.
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